Logo_CRAN_uneDans l’affaire des Guinéens mis en garde à vue à Douai, le CRAN exige des excuses du groupe Leclerc et de la police nationale, et a écrit au ministre de l’intérieur pour demander qu’une enquête soit diligentée par l’IGPN sur ce qui semble bien être un délit de faciès.

Rappelons les faits pour mémoire. Lundi 29 septembre, une étudiante guinéenne, accompagnée de son cousin, fait ses courses au supermarché Leclerc de Douai. Avant son départ pour la France, son père lui a donné cinq billets de 100 euros et un billet de 500 euros. C’est ce billet que l’étudiante utilise pour régler ses courses d’un montant de 210 euros au supermarché Leclerc.

La caissière n’utilise pas son détecteur de billets, mais appelle sa hiérarchie, qui elle-même, appelle la Police. Incapable de joindre une banque rapidement, la Police décide de garder les deux Guinéens toute la nuit pour une garde à vue de 20 heures. Elle s’achève après vérification du billet de 500 euros qui s’avère être un vrai. La direction du magasin ne s’excuse pas, réfute tout délit de faciès et affirme avoir appliqué le règlement en vigueur.

« Si deux clients blancs avaient présenté le même billet de 500 euros à la caisse, est-ce que les réactions de la caissière, de la Direction, de la Police auraient été les mêmes ? », a demandé Louis-Georges Tin. « Ces policiers ont-ils été formés à la lutte contre les discriminations ? Si non, pourquoi, et si oui, avec quels résultats ? », a insisté le président du CRAN. Dans ces conditions, le CRAN ne peut que louer les associations antiracistes qui ont tenu à manifester jeudi 2 octobre à Douai, en soutien aux deux Guinéens humiliés.

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