Le Parisien - logo342 hommes, 12 femmes et 13 enfants : les 367 rescapés du naufrage d’un bateau de pêche surchargé mercredi au large des côtes libyennes sont attendus jeudi après-midi à Palerme, en Sicile. Vingt-cinq corps ont été repêchés après le drame, tandis que plus de 200 passagers sont toujours portés disparus. Dans la soirée, six autres rescapés ayant besoin de soins médicaux urgents avaient été transportés par hélicoptère à Lampedusa, l’île italienne la plus proche des côtes africaines.

Mercredi matin, des migrants avaient lancé un appel au secours: leur bateau de pêche parti de Libye avec près de 700 personnes à bord prenait l’eau, la salle des machines était inondée et l’embarcation était bloquée à 15 milles au nord de la ville libyenne de Zouara, non loin de la frontière tunisienne. Mobilisé par les gardes-côtes italiens, qui coordonnent les secours aux migrants au sud de l’Italie, le « Niamh », un navire de l’armée irlandaise, est arrivé sur zone à la mi-journée et a mis à l’eau deux canots pour s’approcher du bateau surchargé, qui s’est alors retourné, probablement sous l’effet d’un mouvement de foule.

Arrivé peu après, une équipe de Médecins sans frontières (MSF) a évoqué «une vision horrible, des gens s’agrippant désespérément à des gilets de sauvetage, à des bateaux, à tout ce qu’ils pouvaient trouver pour lutter pour leur vie, au milieu de personnes en train de couler et de ceux qui étaient déjà morts», selon un communiqué de MSF. La vaste opération de secours a impliqué sept navires, des hélicoptères et un drone.

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), la barre des 2.000 morts et disparus en Méditerranée cette année avait été franchie pendant le week-end, alors que celle des 200.000 arrivées par la mer, en Italie et en Grèce, devait être atteinte dans les prochains jours.