anglais_rugbymanLes gens n’arrêtent pas de dire que je suis courageux. Je ne me sens pas courageux, je parle simplement de moi.» Keegan Hirst a 27 ans, il joue au rugby à XIII au sein duBatley Bulldogs RLFC. Alors que son club affrontera tout à l’heure le club de Dewsbury, le rugbyman fait son coming-out dans les colonnes de The Sunday Mirror, marchant ainsi sur les traces de Gareth Thomas.

«Un jour, il y a quelques mois, j’ai simplement pensé “Tu sais quoi? En fait, voilà qui je suis. Je suis gay. J’ai senti que je pouvais enfin être honnête avec moi-même», raconte-t-il.

«Je suis bien dans ma peau, sans doute pour la première fois de ma vie.» Jusqu’à récemment, les choses n’étaient pas si simples. «Il y avait toujours c nuage noir, cette angoisse. Le pire qui pouvait m’arriver, c’était que quelqu’un le découvre. Si quelqu’un le découvrait, ce serait la fin du monde. C’est ce que je pensais. (…) Les jours les plus difficiles je me disais “Je n’en peux plus, je préférerais être mort plutôt que ça se sache”», affirme Keegan Hirst. Mais depuis qu’il a décidé de sortir du placard, il n’a reçu que du soutien de ses proches, de ses coéquipiers, de son épouse, dont il s’est séparé il y a peu et avec laquelle il a deux enfants. «Le jour où je l’ai épousée, je croyais que je serais avec elle toute ma vie. Je l’aimais et j’étais heureux de l’épouser. (…) Ce n’est pas que je n’étais pas heureux avec elle, c’est que je n’étais pas heureux avec moi. Je suis désolé de ce que je lui ai fait traverser, j’espère que c’est juste une histoire de “mieux vaut tard que jamais”.»

«Au début, je ne pouvais même dire “Je suis gay”, dans ma tête, encore moins à voix haute, explique-t-il. Maintenant j’ai l’impression que je lâche une respiration que je retenais depuis longtemps.»

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