La famille de Rania portée disparueNE PAS CONNAÎTRE LE SORT DE VOS PROCHES

On parle de « disparition forcée » lorsqu’une personne est arrêtée, placée en détention ou enlevée par des agents de l’État ou par des personnes agissant en leur nom. Cette privation de liberté s’accompagne d’un refus de révéler le sort réservé à la personne disparue et le lieu où elle se trouve ou de reconnaître que cette personne est privée de liberté.

Détenue sans protection de la loi, elle est souvent torturée et craint constamment pour sa vie, elle est privée de tous ses droits et se trouve à la merci de ses ravisseurs. Il s’agit d’une violation continue de ses droits, qui persiste souvent plusieurs années après l’enlèvement et qui laisse des séquelles physiques et psychologiques durables. Les disparitions forcées sont considérées comme un crime par la législation internationale, et même comme un crime contre l’humanité lorsqu’elles sont organisées, orchestrées et perpétrées massivement.

Très souvent, les victimes de disparition forcée ne sont jamais libérées et on ne sait pas ce qu’elles sont devenues. Leur famille et leurs amis ne découvrent parfois jamais ce qui leur est arrivé, ce qui ne fait qu’ajouter à leur souffrance.

Ce que les familles des personnes détenues en Syrie veulent, c’est savoir où elles sont. Quelle antenne de la Sûreté, quelle prison, ou l’endroit où elles ont été enterrées. Elles veulent savoir si leurs proches sont vivants, elles veulent pouvoir leur rendre visite, elles veulent pouvoir leur prendre un avocat, elles veulent savoir s’ils ont accès à des soins médicaux. Elles veulent s’assurer que leurs fils et leurs filles ne sont pas incarcérés pour des raisons inconnues pour une durée illimitée. »

Munira
Militante syrienne qui travaille avec une ONG qui soutient les familles de détenus en Syrie

Les femmes dont le mari a été victime de disparition forcée ou enlevé, sont fragilisées. Elles soivent subvenir aux besoins de leur famille, tout s’occupant des enfants. Les femmes dont les époux ont disparu et qui n’ont pas de certificat de décès sont également confrontées à plus de difficultés pour être intégrées aux processus de réinstallation, si elles souhaitent quitter les pays avoisinants, où il devient de plus en plus difficile d’accéder aux droits sociaux et économiques, tels que l’éducation et la santé.

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