Depuis janvier, 381 412 personnes ont risqué leur vie en traversant la Méditerranée direction l’Europe, selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR). 2 850 n’ont pas survécu.

Parce qu’une majorité de ces personnes fuient des zones de conflit ou des pays qui violent les droits de l’homme, l’UNHCR parle d’une « crise desréfugiés ». Parmi eux :

  • 53% sont originaires de Syrie,
  • 14% d’Afghanistan,
  • 7% d’Erythrée,
  • ou encore 3% d’Irak.

Aylan Kurdi n’était malheureusement pas le premier enfant exilé à perdre la vie dans la mer Méditerranée. Mais la photo du corps sans vie de ce petit Syrien, échoué début septembre sur une plage turque, a suscité de la tristesse, de la colère et une couverture médiatique sans précédent depuis la crise.

C’est un peu comme si l’on découvrait soudain, sur le tard, l’ampleur du drame. Cette photo, le symbole d’une tragédie, a aussi servi d’électrochoc et suscité un élan de générosité précieux. Qui a rapidement drainé tout un tas de questions et de remarques, plus ou moins embarrassantes.

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