Ces dernières années, de nouveaux outils de prévention du VIH se sont ajoutés au préservatif. Le traitement post-exposition, le traitement des personnes séropositives qui empêchent d’être contaminant et plus récemment le traitement préventif (Prep) ont permis d’empêcher des transmissions, surtout chez lesida-non-recessions gays. Divers comportements de réductions des risques personnels sont également venus s’ajouter à cela… Aujourd’hui chacun peut composer sa prévention en fonction de sa sexualité réelle, et de son évolution.

Mais ce sont aussi les dépistages plus soutenus des IST – et notamment les tests rapides et les autotests – qui ont permis de détecter des cas de séropositivité au VIH. Et fait monter les chiffres…

Aujourd’hui :

  • L’incidence du VIH chez gays est toujours élevée. C’est l’un des groupes les plus touchés. Entre 2004 et 2013, les diagnostics d’infection ont connu une hausse de 33% en Europe.
  • En France, sur 5.925 cas en 2015, le VIH concerne 43% d’hommes homosexuels (16% d’hétéros) et augmente particulièrement chez les jeunes gays de moins de 25 ans (de 8 à 14% selon l’Institut de veille sanitaire en 2013.
  • La seule tendance significative depuis 2011 est observée chez les gays : les diagnostics d’infection au VIH continuent d’augmenter. Ils sont près de 2.547 à avoir découvert leur séropositivité en 2015. Dont 1.600 à un stade avancé, ce qui est très préoccupant.

Pourquoi ça monte ?

  • L’image du « sida-maladie » s’est estompée, surtout chez les jeunes. Chez la jeune génération qui n’a pas connu les pires heures de l’épidémie, on a tendance à minimiser le risque. C’est aussi un revers des progrès de la médecine : aujourd’hui en France, grâce aux avancées sur les traitements antirétroviraux, on peut vivre plus longtemps – et bien – avec le virus.
  • Paradoxalement la discrimination envers les séropositifs existe toujours, on ne peut pas toujours dire librement qu’on est séropositif : cela n’aide pas à réaliser que le VIH est présent dans la société. La « journée de la disance » en octobre existe d’ailleurs pour lever ce tabou prégnant.
  • Le désamour avec le préservatif (seulement 53% des gays l’utilisent « toujours » selon une enquête du centre LGBT Paris), seul outil à utiliser « au Moment M » de la relation sexuelle, est évidemment aussi en cause. L’absence de communication gouvernementale depuis de nombreuses années, et surtout correctement ciblée, n’a pas non plus aidé.

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