Gilles Raveaud, Alternatives Economiques,  n° 326 – juillet 2013

Aboli en 1848, l’esclavage a légué une dette qui n’a toujours pas été réglée. Comme le note Thomas Piketty (Ecole d’économie de Paris), c’est même l’inverse qui a eu lieu, l’abolition s’accompagnant de dommages versés… aux anciens esclavagistes. Ainsi le Parlement de Londres a- t-il versé, en 1833, 20 millions de livres aux 3 000 propriétaires d’esclaves, soit l’équivalent de plus de 30 millions d’euros chacun. De même, en France, une loi de 1849 a indemnisé les planteurs et les colons de Guadeloupe, de Martinique et de la Réunion.

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