Le Monde.fr avec AFP | 

Environ 150 Roms étaient à la rue vendredi 16 août après l’incendie de leur camp la veille à Vaulx-en-Velin, près de Lyon, sans qu’aucune solution d’hébergement leur soit proposée, selon Annie Dureux, militante associative de Réseau éducation sans frontière (RESF) et du Secours populaire.

« Ils ont passé la nuit là où ils pouvaient, certains ont regagné le camp, mais d’autres qui avaient tout perdu ont erré toute la nuit », a-elle déclaré. Elle déplore n’avoir reçu « aucune aide de nulle part ». Sur les 350 Roms que comptait ce camp de 5 000 m2, 150 ont vu leur cabanon de bois détruit par le feu dans un incendie qui n’a fait aucune victime.

Peu avant l’incendie jeudi, vers 13 heures, une bagarre avait éclaté dans le camp : « Plusieurs individus auraient frappé avec des bouteilles deux femmes, âgées de 56 et 29 ans ainsi qu’un jeune homme, âgé de 22 ans, les blessant légèrement », selon la police. Le camp était au cœur de multiples tensions dans la ville dont des riverains appelaient à son démantèlement.

Le maire de Vaulx-en-Velin, Bernard Genin (PCF), avait refusé jeudi d’ouvrir un local municipal pour les victimes de l’incendie, estimant que le préfet devait réquisitionner les lieux. La justice administrative avait dans deux arrêtés distincts ordonné leur expulsion.