Plusieurs associations et syndicats (Bagagérue, CNAFAL, Comité Actions Logement,Droit Au Logement, Fédération SUD Education,RESF, Union Syndicale Solidaires, USP, SUD Santé Sociaux, Syndicat de la Magistrature, etc.) exigent dans une pétition que la loi Duflot impose le droit à l’hébergement, c’est-à-dire le droit à un hébergement d’urgence jusqu’à une orientation vers une structure de stabilisation ou un relogement, pourtant inscrit dans la loi française. Voici le texte intégral  de cette pétition :
« Nous constatons l’aggravation de la pénurie de logements, l’augmentation rapide et visible du nombre de sans-abri, la saturation permanente des dispositifs d’hébergement et, par voie de conséquence, la violation permanente et quotidienne du droit à l’hébergement.
 
« Nous regrettons que le gouvernement n’ait pas jugé prioritaire de mettre en œuvre ce droit fondamental dans un tel contexte de dégradation sociale, ni de rétablir un état de droit dans notre pays en faveur des personnes vulnérables. En effet, le droit à un hébergement d’urgence jusqu’à une orientation vers une structure de stabilisation ou un relogement est inscrit dans la loi française. De plus, il est sous l’entière responsabilité de l’État et du gouvernement.
 
« Nous soutenons sans réserve le combat engagé à Clermont-Ferrand par 300 personnes hébergées dans des hôtels et mises soudainement à la rue, et nous exigeons que leurs droits tels que définis dans les articles L 345-2-2 et L 345-2-3 soit respectés. Nous nous associons également à leur demande de régularisation pour celles et ceux qui sont sans papiers.
 
« Ce combat pointe une nouvelle fois l’absurdité de l’hébergement hôtelier, clef de voûte des politiques d’hébergement dans notre pays, dispositif coûteux au regard de son efficacité, qui de surcroît engendre de la précarité aussi bien pour les sans-logis et les familles que pour les associations qui gèrent ce dispositif bouche-trou. Cette pratique épuise les fonds publics destinés à l’hébergement d’urgence, et provoque de la souffrance sociale. Il doit être strictement encadré, limité dans la durée, et remplacé par une politique volontaire de réquisitions, de mobilisation des locaux vacants ou mis en location, publics et privés, afin de loger durablement les sans-logis. 
 
« Nous demandons que la loi DUFLOT, examinée par l’Assemblée en première lecture à partir du 10 septembre, permette :
  • de renforcer l’obligation d’accueil, en levant toute ambiguïté dans sa rédaction,
  • de donner les moyens aux préfets de mobiliser, louer, réquisitionner des logements (plutôt que des chambres d’hôtel)
  • de fixer un délai maximum de 6 semaines à l’hébergement hôtelier et à l’orientation vers un relogement ou une structure de stabilisation.