Entretien avec Mohamed Mechmache, président d’AC Lefeu dans le cadre du dossier « Qui veut la peau des assos », proposé par Presse&Cité.

 P&C : Votre association est l’une des plus emblématique des banlieues. Pourtant, les difficultés ne vous épargnent pas, y compris depuis le changement de majorité. Pourquoi ?

M.M. : D’abord, avec l’Acsé, les choses ont changé depuis 2012 : on est beaucoup plus soutenu. Mais le problème vient d’abord des banques : elles ne nous font pas confiance. On a beau être régulièrement subventionné, les découverts autorisés sont très bas. C’est pourquoi nous demandons que la Caisse des dépôts puisse créer un système d’avance de trésorerie sur les subventions à toucher. Ensuite, le circuit de financement est souvent très long, avec les régions en particulier. En général, quand on perçoit l’argent, les actions sont terminées depuis longtemps… Enfin, il y a des ministères avec lesquels ça ne fonctionne pas. Celui de l’Education nationale par exemple. Sous la droite, on était aidés pour un dispositif anti-décrochage scolaire. On a bien été reçus par Vincent Peillon, mais il n’y aura pas d’aide. Avec la gauche, c’est parfois plus compliqué.

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