Il manque des places en hébergement d’urgence, et de plus en plus. Plus préoccupant encore, « de nombreux 115 sont amenés à établir des règles d’attribution imposées le plus souvent par leurs autorités de tutelle, qui aboutissent à une sélection des publics », dénonce la Fédération d’associations de solidarité.

Ainsi en 2012, une personne qui appelle le 115, si elle est de nationalité française, a 47 % de chance d’avoir une place. Si elle est ressortissante de l’Union européenne, ses chances baissent à 30 %. Et si cette personne est originaire d’un pays hors UE, elles ne sont plus que de 22 %.

Pourtant, « selon le code d’action sociale, l’accueil doit être inconditionnel, quel que soit le statut administratif de la personne », rappelle Florent Guégen, le directeur général de la fédération qui regroupe plus de 850 associations d’accueil et de réinsertion sociale.

Comment intervient cette sélection ? « Certaines structures d’hébergement refusent alors l’accueil des publics de nationalité étrangère, ou établissent un système de quotas de places pour ces derniers », toujours selon le rapport annuel.

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Lire le baromètre annuel du 115 de la FNARS