7h du matin, mercredi 04 décembre, Cité Descartes, Champs-sur-Marne, température o°. Il fait encore nuit, pour beaucoup, la journée commence. Pour d’autres hommes, femmes et enfants, quelque fois tout petits, c’est le cauchemar. Après un simulacre de diagnostic/bilan social opéré sur certains bidonvilles, la préfecture envoie un essaim de policiers, d’engins de déblaiement et pas moins de 5 cars de CRS pour jeter à la rue des familles roumaines, au mépris d’un certain nombre de dispositions légales. Nous étudions la possibilité de porter cette question en justice.

Il fait très froid et la « trêve hivernale » ne concernerait pas ces personnes-là.  Ni la mairie de Champs-sur-Marne ni  la Communauté d’Agglomération du Val Maubuée ne proposent un début de solution. Elles se contentent de venir assister à la destruction. Où vont aller ces gens? Comment vont-ils arriver à vivre après ces expulsions à répétition?

Le Collectif de soutien aux Roms du Val Maubuée en relation avec le 115 de Seine-et-Marne et la Direction Départementale de la Cohésion Sociale est arrivé à faire héberger 62 personnes. Solution provisoire pour ces familles, partielle, précaire et qui ne résout rien sur le fond, détruisant brutalement le travail de médiation sanitaire et de scolarisation accompli. Des solutions humaines, moins coûteuses, respectant la dignité et les droits des familles concernées sont possibles, des exemples existent ailleurs qu’en Seine-et-Marne, mais le Collectif est toujours à la recherche d’interlocuteurs locaux pour les envisager avec eux.