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Ali Guessoum, l’agence Sans blanc, a reçu Erwan Ruty de Presse et Cité.

P&C : Il me semble que c’est la première exposition qui retrace ces années de lutte, non ?

AG : Oui, il n’y a pas d’équivalent, à ma connaissance. D’ailleurs, nul autre que Tarek ou Nordine Iznasni, ou Farid Taalba, n’était capable de faire ce travail, avec une telle connaissance des réseaux. On aurait aimé qu’il y ait d’autres choses, de l’agence Im’média, de SOS Avenir Minguettes. Mais beaucoup de ceux qui ont fait cette histoire sont passés à autre chose, comme Toumi Djaidja. Mais qui a fait ressortir le livre de Bouzid Kara (« Carnets d’un marcheur »), qui avait disparu ? C’est Tarek, avec Salah Amokrane [du Tactikollectif, NDLR] !

P&C : Son objet principal est l’engagement, plus que l’histoire des quartiers ?

AG : C’est l’histoire d’un engagement, et l’histoire tout court. Une histoire qui commence en 73, avec les ratonnades de Marseille. Mais on raconte aussi le contexte social qui est derrière ces événements dramatiques. Ce qui nous permet aussi de voir que la voix des travailleurs existait bien. On raconte l’histoire de France sur ces territoires. Le mouvement social et culturel qu’on montre existe par rapport à ces territoires. Et par rapport à un contexte économique, celui des 30 Glorieuses, des barons du BTP etc.

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