DAL-Aubervilliers-mai_2014_243 personnes, dont 5 familles avec 8 enfants ont été expulsées mercredi matin par la police, avec l’appui de la police municipale. 4 familles ont été hébergées dans un hôtel quelques nuits, aux frais de la SCI propriétaire. Plus de 30 personnes restent à la rue et vont dormir sur le trottoir d’en face.

 Le porte voix (mégaphone) de l’association a été délibérément piétiné par des policiers, qui ont refusé de le restituer. Un militant du DAL a été interpellé puis libéré.

 Il s’agit d’un immeuble vacant occupé depuis 2010, par des migrants et des familles sans logis, de différentes origines. Certains sont prioritaires DALO, d’autres sont en attente, ou demandent un titre de séjour. Ils rejoignent les expulsés de la rue Colonel Fabien, à la rue depuis septembre 2013, et les milliers de sans abris qui hantent les trottoirs et les terrains vagues de la Seine-Saint-Denis.

 Le préfet du 93 qui refuse de discuter avec les associations de défense des mal logés, a décidé de mener une politique répressive contre les mal logés, les habitants de quartiers populaires, et de laisser les expulsés à la rue, plutôt que d’appliquer la loi de réquisition et mettre en place des solutions d’hébergement en attendant les relogements, conformément à la loi.

 Il faut des solutions d’hébergement pour tout les expulsés du Passage de l’Avenir et de la rue Colonel Fabien, jusqu’à leur relogement, la régularisation de ceux et celles sans papier, une table ronde Préfecture /mairie d’Aubervilliers.

Droit Au Logement dénonce le durcissement de l’État dans ce département où les classes populaires, majoritaires sont frappées durement par les expulsions, le logement cher, l’insuffisance des loyers bon marché, la bulle immobilière, le chômage et la vie chère .

 Le DAL exige :

  1. Le relogement des expulséEs d’Aubervilliers : passage de l’Avenir, et rue colonel Fabien, et un hébergement dans l’attente
  2. Que le Préfet de la Seine Saint Denis, applique et respecte le droit à l’hébergement : ce département n’est une zone de non droit en matière de respect des droits des plus fragiles
  3. Que des mesures soient prises pour aider les classes populaires, nombreuses dans le 93, département qui détient le record des expulsions manu militari, en nombre et en proportion des jugements rendus.

D’une manière, le Droit Au Logement rappelle demande que les autorités publiques s’engagent sur :

  • l’arrêt de toute expulsion sans relogement,
  • l’application du Droit à l’hébergement jusqu’au relogement, et de la loi de réquisition,
  • le respect de la loi DALO et de la circulaire qui suspend les expulsions de prioritaires DALO, en attendant leur relogement
  • la baisse des loyers, des charges et de l’énergie, et arrêt des coupures
  • des moyens financiers suffisants pour réaliser massivement des logements sociaux, et créer des emplois en Seine Saint Denis, ou sévit le chômage, l’exclusion, et où s’abattent des politiques répressives et brutales contre les populations fragiles.