[Le Monde] Déplacer les bidonvilles ne règle rien !
Par Les présidents de CCFD-Terre solidaire, Médecins du Monde, Emmaüs France, Fondation Abbé Pierre, FNARS, Amnesty International France, Association des Cités du Secours Catholique et ATD Quart Monde, Cimade, Emmaüs Solidarité, Secours Catholique, Ligue des Droits de l’Homme et Le Collectif National Droits de l’Homme Romeurope
En pleine zone industrielle, coincés entre voies de chemin de fer désaffectées, autoroutes, et entrepôts, des baraquements de fortune abritent des hommes, des femmes et des enfants. A l’instar des pays les plus pauvres, en France, nous voyons réapparaître des bidonvilles qui témoignent d’une pauvreté extrême dans laquelle des milliers de personnes sont contraintes de survivre.
Et pourtant, vingt mille personnes environ habitent ces bidonvilles. Ces citoyens européens à part entière originaires de Roumanie, de Bulgarie mais aussi des ressortissants d’ex-Yougoslavie sont contraints à la mobilité pour des raisons économiques que la discrimination ne fait qu’aggraver. Personne ne souhaite que ces personnes restent condamnées à ces conditions de vie indignes. Pour autant, détruire leur lieu de vie, les chasser, les contraindre d’abandonner leur peu d’effets personnels, en n’offrant aucune alternative d’hébergement ou de relogement pérenne, n’est évidemment pas une solution. Depuis vingt ans déjà, cette politique a largement démontré sa coûteuse inefficacité. Elle détruit les liens sociaux tissés par ces familles, mais aussi le travail d’insertion engagé avec les différents acteurs associatifs et institutionnels (scolarisation des enfants, accès à la santé, au travail, aux droits sociaux…) et ne fait que renforcer la précarité de ces habitants déjà fragilisés.
[MRAP] Assez de reculades, le droit de vote pour les résidents étrangers : c’est maintenant !
Lors de sa conférence de presse du 16 mai, François Hollande a déclaré à propos du droit de vote des étrangers «après les élections municipales, comme il n’y aura plus d’enjeu, un texte sera soumis au Parlement et le Parlement en fera l’adoption qu’il souhaite». Le MRAP condamne cette reculade injustifiable face à un enjeu majeur pour la société française.
Emission Turbulences du 17 mai
Préparée par Nicolas Herbeaux et Patrick Nivolle, l’émission de ce vendredi 17 mai, journée mondiale de lutte contre l’homophobie, donne la parole à l’association Le Refuge. En deuxième partie, la découverte d’un nouveau talent local.
Patrick Nivolle et Kevin Sonsa Kini reçoivent :
- Myriam Petit, déléguée régionale Lyon Rhône-Alpes de l’association Le Refuge.
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Mariage pour tous : la loi est conforme à la constitution
En ce 17 mai, cette information a une saveur toute particulière. Le conseil constitutionnel a jugé conforme à la constitution le texte de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples même sexe. Il l’a intégralement validé.
La loi pourrait être appliquée dès le mois de juin. Hier, lors de sa conférence de presse, le président de la République a promis qu’il promulguerait le texte, «dès que le Conseil constitutionnel aura rendu sa décision ».
Les sages avaient été saisit par l’UMP, au lendemain du vote définitif du texte à l’assemblée.









